Une économie régionale attractive mais dépendante

Si l’économie est aujourd’hui mondialisée et appelle à des concentrations des moyens pour garantir la compétitivité régionale, l’économie régionale est largement résidentielle.

Si elle traduit la forte attractivité de ce territoire, elle reste fortement dépendante de ses habitants et des transferts de ressources :
- d’une part liés à la redistribution nationale et à l‘économie publique,
- d’autre part liés à la consommation des ménages (touristes et navetteurs).

Cette économie offre une large part des emplois régionaux, mais ces emplois sont parfois faiblement qualifiés et peu rémunérés. Ces emplois sont évidemment à distinguer des emplois dans le secteur des services aux entreprises qui sont eux très porteurs.

Elle dispose néanmoins d’une activité productive et logistique de qualité qui est essentielle et doit être absolument confortée et développée, car les emplois qualifiés et la création de richesse en dépendent. Les emplois tertiaires supérieurs qui caractérisent le modèle métropolitain compétitif se situent en région en dehors des grandes villes (Sophia Antipolis, Cadarache, Vallée de l’arc…) et alimentent le diagnostic d’un système économique métropolisé.

Le Port de Marseille-Fos est une porte économique d’entrée régionale absolument stratégique et doit conforter son hinterland.

Notre économie organisée notamment autour des PRIDES a su affirmer une certaine identité régionale qui reflète ses savoirs faire, ses atouts et son potentiel (numérique, énergie, saveurs senteurs, arts de vivre, logistique, risques, mer…).

Cette géographie économique dessine une carte régionale de systèmes territoriaux de cohérence, de dépendance et de solidarité à différentes échelles locale, régionale, nationale, mondiale. Elle met en évidence ses fragilités et ses ressources. La compétition/concurrence entre les territoires au nom de la compétitivité à laquelle nous invite la stratégie européenne de Lisbonne, comme la réforme territoriale du 16 décembre 2010, pose question au regard de notre système territorial et ne saurait être un modèle unique. L’objectif de cohésion territoriale reste une préoccupation majeure tant en région que dans nos relations avec les territoires qui nous entourent particulièrement autour du bassin méditerranéen.