Les controverses - Réagissez !

Vers une plus grande solidarité des hommes et des territoires : Face à la croissance des inégalités économiques, sociales et territoriales, quelles démarches envisager pour mieux « vivre ensemble » ?

dominiquefraga
Mieux vivre ensemble passe obligatoirement, à mon sens, par une redéfinition du politique et de la démocratie, par une place plus importante à l'humanisme et aux valeurs morales, par un retrait du tout consumériste. Par une parole redonnée aux citoyens, par la mise en place de référendums... et par le retour de la confiance et de l'espoir !
ifpn4
Bientot on ne pourra plus bouger , serrés comme des anchois !!!!!
did
la production de richesse doit permettre une juste redistribution de celles-ci afin qu'elles profitent à l'ensemble de la collectivité. L'alignement des charges salariales, patronales et la taxation des revenus du capital devrait permettre de combler certains déféicits et de développer l'offre des services publics. Il faut donc encourager et favoriser les investisseurs qui créent de la richesse et des emplois sur le plan régional et non pas des investisseurs spéculateurs.
dési
La région doit être dynamique et permettre à ses habitants de vivre le mieux possible en ne se satisfaisant pas de l'existant mais en bâtissant un avenir. Pour cela, la priorité c'est l'emploi et le développement économique avec une industrie de pointe(en lien avec la recherche notamment sur les énergies renouvelables) comme avec des services et un tourisme de qualité . La région doit protéger ses sites et le cadre de vie , particularité de la Provence Alpes Côte d'Azur. Les déplacements doivent être facilités, notamment les réseaux ferrés et les transports collectifs en site propre. L'emploi doit être rapproché le plus possible de l'habitat et le dévelopement durable et écologique privilégié.Le logement est une priorité pour que chacun puisse avoir un logement comme un emploi.
dési
La mixité sociale doit être privilégiée et éviter les ghettos de riches comme les ghettos de pauvres.
lucie
mixité sociale : urbanisation
gisele.nash
Gardons l'espoir. Le confort et la modernité peuvent, dans une société de gens responsables, cohabiter avec un certain respect de la nature. A nous tous d'y croire, à nous tous de faire partager notre vision des choses, pour rendre possible un " moindre mal " dans ce monde difficile.
pacha
Toujours plus de béton,toujours plus de circulation, de bouchons, de pollution, de paysages massacrés, une sorte de course effrénée vers le toujours plus.... Commençons par réhabiliter l'existant ce sera un premier pas vers le bon sens.
DUBONDULAS
Beaucoup de prudence et de la concertation sur l'aménagement du territoire. Renforcer les ou un axe routier vers le nord de la PACA sur le Var et les A.M (avec tact et mesures). Arrêter le béton face au continent liquide et réfléchir assez vite sur le danger des mégapoles à l'eldorado apparent. Attirer économiquement (facile à dire) par les Equipements publics et des Entreprises des citoyens vers les Départements alpins de la PACA. Des villes à la campagne...Ah ! Alphonse Allais. Il a eu raison trop tôt.
nico69
la lgv paca en 2020 on mettra nice a 50 minutes de Marseille je suis de Lyon jiraint plus souvent a nice
dési derapa
reponse à dési: la question c'est comment reduire les differences de niveau entre les habitants de notre belle region ;d'une part: zinédine zidane,brad pit, angelina,et bien d'autres pour ne pas les citer d'autre part les travailleurs et sans oublier les habitants de la rue. pour la recherche j' ai un ami d'enfance qui travaille dans la biologie il a bossé dans deux entreprises qui ont été rachetées par les boites etrangeres (elles ont recuperé les revé puis fermé les antennes francaises comment croire a l'ecol=nomie de marché et a l'industrie de pointe si elle delocalise ou se fait racheter des quelle marche les transport collectifs en site propre ça veut dire lgv et pour moi ce n'est pas le besoin du var ni la question de la solidarité car pour moi tgv c'est un train non rentable financé par tous pour une minorité ; majoirité de financeurs que l'on calme par un acces a quelques billets subventionnés qui le font rever comme un tiquet de loto gagnant.
Bénédict SL
Je m'interroge sur les raisons qui font que notre système de décision est une "machine à produire du laid, du pas-sympa, du provisoire mal fichu", dans une région qui a tant reçu et qui pourrait être un paradis sur terre... Cela tient sans doute à la médiocre qualité de nos élus (mais nous avons les élus que nous méritons, n'est-ce pas?), à cette propension provençale à passer à côté des règles, au manque d'éducation, d'imagination, de vision à long terme. Ici la bagnole est encore reine, chacun aspire à son petit cabanon avec BBQ, grillage, et piscine bleutée, tout peut plus ou moins se négocier, c'est sympa, mais au total la collectivité y perd. Normal, un minimum d'organisation sociale suffit quand le soleil est si généreux, que la solidarité nationale nous prend si bien en charge, et que nous pouvons vendre si facilement nos ressources (foncier, sites et paysages, mer, farniente ou OM...)! Il est temps de revenir à une société plus durable, fondée sur des emplois productifs locaux (cf. le poids énorme de l'économie résidentielle, touristique et publique), évitant les gaspillages (allongement des distances domicile-travail, éparpillement de l'habitat, individualisation des comportements dans tous les domaines), valorisant les expériences positives en terme d'environnement (solaire passif -comment ça se fait que ce ne soit pas généralisé, transport public, etc. etc.) et de solidarité (ça vient, covoiturage par exemple, mais toutes ces TV grand écran seraient heureusement remplacées par des ciné-clubs etc.). Bref, il faut changer, ou plutôt faire évoluer (et cela prendra du temps), tout notre logiciel. Et avoir du courage aussi, car la crise est devant nous et nous pouvons y voir une opportunité pour configurer une autre société où nous serons globalement au moins aussi heureux sans avoir nécessairement les mêmes consommations.
jacques
la région, c'est nous qui bâtissons son avenir et nous devons prévoir ce qu'elle sera pour nos enfants.Une région qui soit durable, soutenable et permette à ses habitants actuels et futurs de vivre et se loger à proximité de son lieu de travail, ceci pour éviter trop de déplacements, trop de oûts et de pollution.La région doit être attractive, se spécialiser dans des filières d'avenir et l'action publique doit permettre à chacun de se former et de se préparer aux emplois qui existent et qui vont exister dans l'avenir.La région doit maintenir et développer un secteur productif industriel dans des secteurs de pointe. La diversité est une chance pour la région à condition que l'on développe la mixité sociale, un habitat de qualité pour tous et dans tous les quartiers et villes.Tolérance et lutte contre les inégalités sont prioritaires!
phalanster
Je crains qu'avec l'augmentation du coût des déplacements (qui ne fait que commencer) on revienne à une reconcentration des habitations en ville et un nouvel exode rural. Déséquilibre qui sera invivable à tous - et tellement coûteux à rattraper ! La solution ne réside t-elle pas, même si c'est à relativement long terme, dans d'autres modes de transports à inventer (?), mais déjà dans le développement de filières dont on sait qu'elle seront omniprésentes (et peu chères ?) dans l'avenir : je pense en particulier à l'hydrogène. Et si dans la Région on développait de l'hydrogène "au fil du soleil", pour faire rouler les voitures ?

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Mixité ou spécialisation : La diversité des usages, des activités et des personnes sur un territoire est-il un facteur d'attractivité et/ou de réduction des inégalités économiques, sociales et territoriales ?

nico84
La diversité est un moteur pour une région, une ville, un village, pour peu que l'on sache respecter les modes de vie et les lieux de vie.
cité berthe
(vision 2024) merci de nous deplacer vers des villages ou il n' y a rien a faire pas un ciné pas un supermarché que des villas pleines de riches attirantes on finissait par s 'emmerder a auchan.de qui est dommage c'est qu'à la place de nos cheres tours il y a maintenant des zones d'activité avec des petits boulots que l' on ne peut pas aller faire car on a pas de voiture et que le tgv ni le ter ne s'arretent chez nous car la ligne est a 5 km de notre logement hlm. heureusement avec les années qui passent l'immobilier croit au detruiment de l'agriculture (les paysants n' arrivent plus a payer les droits de succession vu la progression des prix du terrain) donc la mixité ammene la specialisation (dans un sens unique mais c'est un detail non?)

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Intervention publique ou initiative individuelle ? Comment action publique et mobilisation citoyenne peuvent elles développer les solidarités et réduire les inégalités économiques, sociales et territoriales ?

Marc
Oui à l'initiative citoyenne, non à une somme d'initiatives individuelles ! L'intervention publique est irremplaçable en ça qu'elle répond à l'interêt général ! Rappelons-le la somme des interets individuels n'a jamais fait l'intérêt général.

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5 millions d’habitants pour quel « vivre ensemble ? »

« vivre ensemble » à La Garde

Coprésidents

Cécile HELLE, Vice-présidente de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Hervé GUERRERA, Conseiller Régional
Gaëlle LENFANT, Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Pascale GERARD, Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Jean Paul LAPORTA, Représentant du CESER

Problématique

Alain Touraine, dans son livre « Pourrons-nous vivre ensemble ? », constate que nous voyons se défaire devant nos yeux les ensembles politiques et territoriaux, sociaux et culturels que nous appelions des sociétés, des civilisations ou simplement des pays. Pour vivre ensemble, sans doute devons nous respecter un code de bonne conduite, les règles du jeu social mais cela est loin de suffire. L’exposition à la mondialisation économique, culturelle, médiatique et géostratégique, la confrontation des hommes aux dangers de tous ordres, jouent aujourd’hui un rôle déterminant dans la montée des inégalités et la perte de cohésion sociale.

La région Provence-A lpes-Côte d’Azur figure parmi les régions de France métropolitaine où, le taux et l’intensité de pauvreté monétaire, sont les plus élevés. En outre, elle est aussi parmi les plus inégalitaires. Les dynamiques actuelles ne sont pas favorables à son inflexion. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les jeunes sont particulièrement touchés.

Les causes de cette situation et de son évolution sont multiples et interdépendantes. Elles sont largement déterminées par l’évolution du système économique qui génère taux de chômage élevé, bas salaires, emplois peu qualifiés, à temps partiel et précaires, etc ; Ces effets économico-sociaux sont aggravés par l’alourdissement des charges fixes des ménages (logement, santé, énergie, etc.), par la spécialisation fonctionnelle des territoires (dissociation entre bassins d’emplois et zones résidentielles) et par le renforcement des ségrégations socio-spatiales.

La hausse des prix du foncier et de l’immobilier, due à la forte croissance et à l’attractivité de la région, a aussi accentué le phénomène de ségrégation par le logement en déconnectant les prix de vente, des revenus des habitants. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande de logements, et la faible maîtrise de l’urbanisation et de régulation publique des marchés fonciers, ont eu pour conséquence une dispersion urbaine sans précédent. Elle se traduit sous forme d’un habitat diffus, qui fragilise les espaces agricoles, détériore la qualité des espaces naturels et dont le coût réel des équipements et des services publics induits, est souvent reporté sur les générations futures.

Cette situation et son renforcement prévisible, à règles économiques identiques, compromettent lourdement la cohésion sociale dans les territoires de la région et appellent de ce fait une forte mobilisation des politiques publiques. Nombre d’entre-elles sont susceptibles de concourir à la réduction des inégalités, notamment celles relevant des domaines de l’économie et de l’emploi, de l’éducation et de la formation, de l’aménagement du territoire, de la santé et du social, du foncier et de l’habitat.

Comment concevoir, dès lors, dans une logique de développement soutenable adaptée aux caractéristiques de ses territoires, une déclinaison de ces politiques qui contribuerait à cet objectif?